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L’IFCE en conférence

vendredi 16 décembre 2011 - Île-de-France

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Dans le cadre du Salon du Cheval, l’IFCE représentée par Philippe de Guénin (directeur général), son adjoint Emmanuel Rossier et Robert d’Artois (directeur ENE) présentaient un état des lieux de l’Institution et un aperçu de ses projets d’avenir.

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Béatrice Fletcher

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Béatrice Fletcher

Philippe de Guénin, Robert d'Artois, Emmanuel Rossier

La signature de la convention (Jean Yves Gauchot AVEF, Philippe de Guénin IFCE, Sophie Paul-Jeanjean, SNGTV)

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Lors d’une présentation complète et synthétique, Philippe de Guénin rappelait tout d’abord le désengagement de  l’Etat dans l‘étalonnage public,  qui a déjà engendré la disparition de 200 emplois ETP (Equivalent Temps Plein), et sera complétée dans les trois années à venir par la disparition de 350 emplois dont la majorité sera redéployée sur d’autres secteurs. Après avoir souligné que l’IFCE fonctionne pour 1/3 sur son propre budget (présentations du Cadre Noir, ventes Internet…), le directeur général insistait sur les missions emploi et formation  assumées par l’Institution, notamment grâce aux actions d’Equi Ressources, (consignées dans un tout récent rapport d’activité) organisme qui collabore avec  Pôle Emploi pour assurer le lien entre employeurs de la filière et candidats à un emploi ou à une formation. Philippe de Guénin  mettait également en lumière la gamme complète des actions de formation menées sur les divers sites des haras nationaux (élevage, sellerie, maréchalerie…), dont les sites constituent  une force au niveau régional et permettent de collecter de précieuses informations sur l’économie de la filière. Robert d’Artois saluait ensuite le rôle du ministère de la Culture dans l’inscription de l’équitation de tradition française  au titre de patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l’UNESCO , rendant hommage au travail des écuyers formateurs de chevaux et de cavaliers. Un ouvrage est d’ailleurs en préparation sur l’héritage équestre français. Au chapitre des projets, compte tenu  notamment des contraintes budgétaires très strictes imposées par l’Etat, Philippe de Guénin annonçait la création d’une nouvelle commission d’achats de chevaux , présidée par Jean Michel Faure, écuyer en chef du Cadre Noir, dont la mission sera de rentabiliser les chevaux en les affectant à diverses activités, qu’il s’agisse de compétition, de prestige ou de formation. Emmanuel Rossier présentait pour sa part la création d’antennes régionales, destinées à favoriser le rayonnement de l’activité au sein de la filière, mais aussi sur le secteur économique régional dans son ensemble.
La conférence organisée par l’IFCE se clôturait par la signature d’une convention réunissant  l’AVEF, la SNGTV et le SNVEL, les vétérinaires acceptant de réduire de 50% leurs honoraires de pose de puces électroniques (soit un total actuel de 100 000 euros par an), ce budget étant désormais consacré au renforcement de la veille sanitaire au profit des actions du RESPE (réseau d’épidémio-surveillance en pathologie équine) . 

Béatrice Fletcher

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0Commentaires

yves k | 17/12/2011 19:57
La recrudescence des entraîneurs étrangers tient au fait de la politique d compétition, qui veut que l'on mette tout de son côté pour être, si cela se peut, sur le podium. La compétition ne remplit plus son rôle qui était de comparer différentes équitations sans aucun esprit financier.. Prenons le temps( sans tarder!) de redéfinir l'équitation de tradition française (à l'origine de toutes les équitations), de former des cavaliers, des enseignants, des entraineurs à cette équitation (que l'on rencontre encore chez quelques écuyers, mêmes ils ne sont pas reconnus en France à leur juste valeur!)et de redonner à la compétition son sens originel....A ces conditions, l'IFCE, via les haras nationaux (à même de faire naître les meilleurs chevaux pour représenter notre équitation) et l'ENE( référence technique, si elle accepte les Ecuyers dignes de ce nom et réussit à faire taire leur égo!) aura toutes les raisons valables d'exister et de mériter les fonds investis.Yves KATZ BEES2
PHILIPPE P | 17/12/2011 14:51
La recrudescence des entraîneurs étrangers dans la plupart des disciplines majeures est une preuve irréfutable de l'échec de notre politique de formation des entraîneurs et des enseignants dès lors qu'il faut dépasser le niveau du club et de son obsession de récompense du bon client.
Rentabiliser une action de formation équestre à l'IFCE est donc voué à l'échec, sauf à confier ces actions à des entraîneurs étrangers ou à les orienter vers les pays sous-développés.
Mais une fois acquise leur maturité équestre ces pays se retourneront vers les meilleurs pour encadrer leurs élites et les coûteux investissements vers ces pays seront déficitaires.
L'IFCE est un investissement à fonds perdus dont l'état doit se retirer de toute urgence pour laisser la place à un secteur privé qui aura au moins l'avantage de devoir répondre aux besoins du moment s'il veut exister.
elodie m | 17/12/2011 08:32
Monsieur Poppe devrait s informer des prix d achat des chevaux
si quelques achats bien ciblés dans les ventes sont faits ,le prix moyen d un 3ans
est plus pres de 10000E et les sujets achetés pour un avenir de compétition ont des prix largement plus èlevés en raison de leur qualité.
la criique peut être contructive si elle ne vehicule pas de fausses informations.
renseignez vous donc auprés del' IFCE . merci
yves k | 17/12/2011 08:31
L'ENE a, avant tout, une mission d'enseignement..Par définition, une telle mission n'a pas à être rentable(même en cette période de remous économique). Former des enseignants techniquement (donc à tous les niveaux)crédibles renforcera le "pouvoir" des clubs et autorisera un meilleur développement de l'équitation.
Que l'IFCE (et ses antennes) soit le seul organisme accrédité à former les futurs cadres de notre activité, permettra que les fonds de la formation professionnelle ne soient pas dispersés à tout va, permettra une rentabilité acceptable des chevaux achetés, des personnels employés,des infrastructures entretenues serait la meilleure des décisions à prendre...YVES Katz, BEES2
PHILIPPE P | 16/12/2011 17:27
" rentabiliser les chevaux en les affectant à diverses activités, qu’il s’agisse de compétition, de prestige ou de formation"

Dans une structure aussi coûteuse à entretenir que l'ENE et avec des personnels qui n'ont aucune culture de la rentabilité et du commerce, très peu d'idées sur les besoins de la clientèle et les moyens à mettre en oeuvre pour les satisfaire, c'est loin d'être gagné, surtout avec un budget qui permet seulement d'acheter au prix coûtant d'élevage des chevaux de club à peine améliorés!

Ph.POPPE


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